Le lundi 19 mars, nous sommes partis en car à Paris pour découvrir les vestiges de Lutèce, accompagnés de M. Quiquempois, M. Beauplet, Mme Cécillon et Mme Azérot . Il y avait des latinistes des 4e1, 4e2, 4e3, 4e4 et 4e6.

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        Nous nous sommes d'abord rendus sur parvis de la cathédrale Notre-Dame sur l'île de la Cité. Là, une conférencière nous a accueillis pour nous faire visiter la crypte de Notre-Dame. Nous avons pu y voir les vestiges de l'ancienne Lutèce (rempart, quai, piliers des Nautes, thermes ...), ainsi que des maquettes très intéressantes de la ville dans l'antiquité, au Moyen-âge et au XIXe siècle.

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       Nous avons appris qu'en 52 avant J.-C., quand César a conquis la Gaule, les Gaulois Parisii (peuple celte) vivaient là au bord de Sequana (la Seine) dans l'oppidum de Lutetia, situé sous l'actuelle Nanterre, semble-t-il. L'armée romaine, dirigée par le général Labienus, après une défaite, remporta finalement une  bataille décisive contre les Parisii et c'est ainsi que Lutèce (Lutetia) fut reconstruite sur l'île de la cité et devint gallo-romaine. Elle s'étendra ensuite sur la rive gauche de l'île de la Cité.

          Après ce cours d'histoire très riche en sous-sol, nous sommes allés pique-niquer derrière la cathédrale dans le jardin Jean-Paul II, où il faisait  une température estivale; une fois notre panier-repas avalé, certains, oubliant leur âge, sont allés se défouler sur les balançoires, toboggans et tourniquets du jardin d'enfants. Quelle partie de plaisir !

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         Nous nous sommes ensuite dirigés vers la rive gauche, franchissant le Petit pont, à l'emplacement du premier pont construit par les Romains pour relier l'île de la Cité à la rive gauche de la Seine. Nous avons fait halte au thermes de Cluny, vestiges des plus grands thermes de Lutèce.

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       L'hôtel particulier de Cluny a été construit à la fin du Moyen-âge par l'abbé de Cluny sur les ruines des thermes de Lutèce qui datent du IIème siècle après J.-C. Nous avons pu voir les vestiges du caldarium construit avec le système de l'hypocauste sur un sol surélevé, le tepidarium avec des petits bassins individuels et un foyer et des dalles de pierre qui viennent de l'ancienne voie principale romaine de Lutèce. Nous avons aussi observé la palestre anciennement recouverte par un toit où l'on pratiquait les haltères, le lancer de balle, la course et la lutte, et le frigidarium avec sa voûte de 14 mètres qui nous a vraiment impressionnées.

        Nous nous sommes ensuite promenés dans le quartier latin, quartier où se situent de grandes écoles: c'est le quartier des étudiants. Au square Painlevé, nous avons trouvé une statue de la louve symbole de Rome (statue représentant une louve qui allaite Remus et Romulus). Cette statue est un cadeau de Rome à la ville de Paris pour célébrer leur jumelage en 1962.

        Nous avons parcouru le "cardo maximus" de Lutèce, axe principal Nord-sud de Lutèce, actuelle rue Saint Jacques, puis nous avons tourné dans le "decumanus maximus", ancien axe est-ouest, actuellement rue des Ecoles. Non loin de là, sur le boulevard Saint-Michel, se trouvait le théâtre de Lutèce, à l'emplacement de la grande librairie Joseph Gibert. Sur la place de la Sorbonne on peut encore voir un grand puits datant de l'époque romaine.

     Nous longeons ensuite Boulevard Saint-Michel l'ancien forum de Lutèce, où les tabernae antiques ont laissé place aux boutiques modernes. Ce forum était délimité par les rues Malebranche, Saint-Jacques, Cujas. Nous avons pu voir, à l’entrée d’un parking Vinci, un morceau de 3 mètres du mur qui entourait ce forum.

       Mais il commence à faire très chaud et une pause rafraichissante s'impose rue Soufflot, avant de gravir la Montagne Sainte-Geneviève. Nous prenons d'assaut un glacier bio aux nombreuses saveurs de crèmes glacées. Nous n'avons que l'embarras du choix. Et c'est le moment de récompenser les trois élèves les plus attentifs qui ont gagné notre jeu : "Questions pour un glaçon"

          La rue Soufflot relie le boulevard St Michel au niveau du jardin du Luxembourg à la place du Panthéon. La rue doit son nom à Jacques-Germain Soufflot, architecte du Panthéon de Paris, un majestueuse église de style néo-classique, inspirée du Panthéon antique de Rome. De nos jours il est consacré aux grands hommes de la patrie.

Image6.jpg           Nous avons ensuite continué notre promenade jusqu’au lycée Henry IV. En effet, certains des bâtiments de ce lycée sont hérités de l'ancienne abbaye de Sainte Geneviève. Cette sainte était la patronne de Paris. L'église Saint-Etienne du Mont faisait aussi partie de l'abbaye, cette sainte ayant été inhumée là-bas.

        Nous sommes ensuite passés par la rue Clovis, qui relie la place du Panthéon et la rue du Cardinal-Lemoine. Son percement nécessita la démolition de l'église de l'abbaye de Sainte Geneviève dont il ne reste que le clocher.

         Nous suivons la Rue Monge où nous apprenons que lors des travaux de construction de cette rue, on a découvert des vestiges des arènes de Lutèce. Et nous arrivons enfin auxfameuses Arènes de Lutèce qui ont été construites à la fin du Ier siècle après J.-C. et ont fonctionné jusqu'à la fin du IIIème siècle (invasion des Barbares), date à laquelle les Parisii ont abandonné la rive gauche de la ville pour se protéger sur l’île de la Cité. L'amphithéâtre pouvait contenir plus de 10 000 personnes dans les gradins (lat. cavea). Il y avait des combats de gladiateurs (lat. munera) entre eux ou contre des animaux. Ces animaux pouvaient être des ours ou des lions. Les gladiateurs étaient des esclaves ou des condamnés à mort à qui l'on avait donné une seconde chance. Le nom de gladiateur vient de gladius qui est devenu glaive. Cet amphithéâtre, muni d'une scène, pouvait servir aussi de théâtre.  Il a été préservé de la destruction totale grâce à l'intervention de Victor Hugo en 1883. De nos jours c’est une arène paisible où l'on joue à la pétanque.

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          Nous nous sommes installés sur les gradins pour nous détendre un peu au soleil, après cette longue promenade à travers le temps. Carpsimus diem !

          Puis, fatigués, la tête pleine de souvenirs, nous avons retrouvé avec soulagement notre car pour rentrer au collège.