Affiche_mobilier.jpg
Nous sommes la mémoire vive de périodes fastes et troublées de l'histoire de la France. La Révolution nous a exilés chez des collectionneurs étrangers ou oubliés dans les garde-meubles. Des mousquetaires du patrimoine ont mené une rude bataille pour retrouver notre trace et nous rendre à notre royale demeure. Écoutez notre parole, celle de témoins d'un temps révolu et soyez à votre tour des passeurs de patrimoine en racontant ces histoires autour de vous.

18e aux SOURCES du DESIGN
Chefs-d’œuvre du mobilier 1650 - 1790


"Je suis née à Paris, dans l’atelier de Monsieur Boulle, dans le quartier du faubourg Saint-Antoine. J’ai été commandée par le roi pour sa chambre du Grand Trianon. Ah ! la belle époque ! Les jardins y étaient fleuris et les senteurs raffinées !
Géniale invention que ce meuble constitué d’un coffre encastré sous une table, et bien plus commode que tous les autres meubles de rangements ! Je suis revêtue d’un très élégant marbre de griotte ; mes pieds sont gracieusement courbés, protégés par des éléments en bronze : têtes de Sphinges et chaussons en pattes de lions. Mon coffre est recouvert d’une précieuse marqueterie d’écaille de tortue et de laiton.
Le roi m’aimait beaucoup et me confiait ses objets personnels. Seuls ceux qui avaient le privilège d’être invités à Trianon pouvaient me voir, ainsi que ma sœur jumelle.
A la Révolution, nous avons été envoyées au Garde-meuble puis à la Bibliothèque Mazarine. Nous ne sommes revenues à Versailles qu’en 1932. Désormais exposées aux hordes de touristes dans le salon de l’Abondance avec nos cousins les médailliers, notre vie n’est pas facile et nous regrettons le calme de la vie champêtre."

Stella, Manon, Sarah, Mélissandre et Agathe 5e1




"Je m’appelle Serre-bijoux et j’ai eu l’honneur d’appartenir à la reine Marie-Antoinette. Je suis née en 1787 dans les ateliers de Ferdinand Schewerdfeger. J’ai donc deux cent vingt-huit ans. Ma silhouette est peut-être un peu lourde et démodée mais ma robe de nacre et mes cariatides de bronze ont ébloui la cour. Je n’ai servi que deux ans la reine.
Après la Révolution, j’ai appartenu à l’impératrice Joséphine puis à la duchesse d’Angoulême avant de retrouver la chambre de la reine à Versailles en 1933. Les touristes qui y défilent ne me prêtent plus l’attention que je mérite, et je demeure là, mélancolique, rêvant d’un temps fastueux disparu à tout jamais."

Flore, Juliette, Héloïse, Maroua et Félix 5e1




bureau_a_cylindre_Louis_XV.jpg"En me découvrant, vous vous êtes peut-être demandés qui j’étais. Je suis assurément le plus célèbre et le plus admirable des secrétaires du roi ! Si j’ai les pieds courbés, c’est par le poids des secrets qui me sont confiés. Une grosse carapace cylindrique protège les documents que je cache à l’abri des regards indiscrets.
A mon sommet, un double cadran d’horloge rappelle au roi les heures de travail. Je suis orné de magnifiques marqueteries de bois d’amarante et de rose et de plus d’une vingtaine de bois exotiques. Des bonzes dorés et des porcelaines de Sèvres viennent compléter mon décor fastueux."

Antoinette, Océane, Claire, Lucas, Léonard et Fanny 5e1




"Nous, bureau du roi et roi des meubles, à tous les espions du monde présents et à venir, Salut !
Nous avons été conçu à l’Arsenal de Paris, par l’ébéniste mécanicien d’origine allemande Jean-François Oeben et terminé neuf ans plus tard par Jean-Henri Riesener. Nous avons gardé jalousement tous les secrets d’Etat. Une seule clef, conservée par le roi, permettait d’ouvrir tous les mécanismes.
Nous faisons toujours l’admiration des visiteurs. Nous faisons rêver les chefs d’Etat du monde entier qui aimeraient bien nous posséder."

Alexandre, Enzo, Benjamin et Mahamadou 5e1




CR03.JPG"Ma beauté vous éblouit ? Quoi de plus normal ! Je suis le plus beau et le plus célèbre des bureaux de roi. Au fond de mes entrailles, se trouvent de nombreux tiroirs. Je connais beaucoup de secrets d’état : les complots, les infidélités, les meurtres et bien d’autres choses encore plus ou moins effrayantes. Mon roi m’a donné toute sa confiance et jamais je ne le trahirai.
Après la Révolution, on m’a trimballé du palais des Tuilerie au palais de Saint-Cloud où j’ai été placé dans le cabinet de travail de l’impératrice Eugénie, avant de rejoindre Versailles. Et si mon apparence est toujours aussi fastueuse, mes mécanismes sont usés car je me fais vieux même si je n’ai que deux cent cinquante ans."

Lisa, Louise, Capucine et Thaïs 5e1

F. Sauve